Article 5 : Le grand départ, direction l'Europe centrale (2026)

    Je me suis lancé dans cette folle aventure le 1er mai 2026, symboliquement le jour de la Fête du Travail. Je suis parti de mon village natal, Pouilly-les-Nonains (42), en direction du nord-est de la France, avec l’objectif de rejoindre rapidement l’Allemagne. Pour ce grand départ, ma famille et mes amis étaient présents pour m’encourager et m’accompagner dans mes premiers pas sur la route.

Photo de mon départ le 1 er mai 2026 à Pouilly-les-Nonains (42)

   Durant ces deux premières journées passées sur les routes françaises, je me suis arrêté dans quelques lieux incontournables, notamment à la chapelle Notre-Dame-du-Haut de Ronchamp, située en Bourgogne-Franche-Comté, qui est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Construite en 1955 par le célèbre architecte Le Corbusier, sur les ruines d’une ancienne chapelle détruite pendant la Seconde Guerre mondiale, cette œuvre impressionne par ses formes, ses couleurs et ses jeux de lumière. 

De plus, j’ai eu la chance de rencontrer de nombreuses personnes qui m’ont énormément encouragé dans le lancement de ce projet. Dès le deuxième jour, j'ai eu l’opportunité de passer une soirée à Mulhouse chez une formidable famille franco-allemande, qui m’a chaleureusement offert l’hospitalité pour la nuit. J’ai notamment pu partager de beaux moments avec leurs trois enfants et échanger avec eux autour de mon voyage.

Chapelle Le Corbusier 


Photo avec les enfants d'une famille franco-allemande 

    Le 3 mai, une fois arrivé en Allemagne, je souhaitais me rendre dans la ville de Nuremberg, qui me paraissait particulièrement intéressante sur le plan historique… si j’avais bien suivi mes cours d’histoire-géographie au collège.

En arrivant à Nuremberg en fin de journée, j’ai immédiatement été frappé par la beauté de son centre-ville médiéval. Ce coeur historique, entouré de magnifiques remparts, dévoile au fil des rues piétonnes de nombreuses églises, châteaux et bâtiments chargés d’histoire.

Château de Nuremberg 

    Le lendemain, après avoir passé la nuit dans mon hamac sous un pont, au cœur d’un parc de la ville, j’ai eu la chance de visiter le célèbre tribunal de Nuremberg. Haut lieu du jugement des criminels nazis à la fin de la Seconde Guerre mondiale, ce bâtiment est profondément chargé d’histoire. Le processus judiciaire mis en place lors de ces procès pour juger les crimes contre l’humanité, les crimes contre la paix et les crimes de guerre a ensuite servi de référence pour d’autres tribunaux internationaux de l’histoire contemporaine, notamment après le génocide de Srebrenica en Bosnie ou encore le génocide au Rwanda.

Tribunal de Nuremberg

    J’ai ensuite poursuivi ma route à travers l’est de l’Allemagne, jusqu’à trouver refuge pour la nuit près d’un lac, dans la petite ville de Happurg. J’en ai profité pour me laver directement dans l’eau du lac, un moment simple mais particulièrement appréciable après plusieurs jours sur la route.

Campement pour la nuit 

    Le lendemain, j’ai repris le stop dans l'idée de rejoindre la République tchèque. En fin de journée, le 5 mai, je suis finalement arrivé à Plzeň. Je n’ai malheureusement pas eu le temps de vraiment découvrir la ville, car le ciel devenait de plus en plus menaçant et il me fallait rapidement trouver un endroit où passer la nuit. En échangeant avec des habitants, on m’a indiqué une petite forêt à la sortie de la ville où je pourrais m’installer. Je suis arrivé juste à temps pour accrocher mon hamac sous un petit abri en bois, qui me protégeait tant bien que mal d'un violent orage. 

Abri de fortune pour la nuit

    Le 6 mai au matin, après une nuit assez mouvementée, je me suis rapproché de la route principale menant à Prague, la capitale, pour faire du stop. Après environ 1h30 d’attente, une étudiante m’a finalement pris en voiture pour faire le trajet entre Plzeň et Prague.

Arrivé à Prague, j’ai eu la chance d’être hébergé par Kamil, un Tchèque de 28 ans, via l’application Couchsurfing. Je suis resté deux jours chez lui, ce qui m’a permis de profiter pleinement de cette charmante ville, mélange d’architecture, d’histoire et d’ambiances romantiques. Kamil a fait preuve d’une grande hospitalité et m’a également fait découvrir sa ville, qu’il connaît comme sa poche. Un vrai régal! 

Vue sur la ville de Prague

 

Vue de la rive ouest de la ville de Prague

Photo avec mon hôte Kamil

    Quelques jours plus tard, j’ai repris la route en direction de la Slovaquie. De conducteur en conductrice, j’ai finalement été amené jusqu’aux environs de Vienne, en Autriche, où j’ai passé la nuit dans une ville périphérique, Korneuburg, chez une famille autrichienne très acceuillante.

Le 10 mai, j’ai continué ma route vers Bratislava. Je suis arrivé vers 18h dans cette petite capitale d’Europe centrale et me suis rapidement mis à la recherche d’un endroit où installer ma tente pour la nuit. Je me suis endormi dans une forêt, à quelques mètres seulement du fameux Danube, le deuxième plus long fleuve d’Europe.

Les voyageurs solitaires finissent toujours par se rencontrer. Le lendemain matin, j’ai fait la rencontre de Kanami, une japonaise qui voyageait elle aussi seule à travers l’Europe. Nous avons passé un super moment ensemble dans Bratislava avant que je reprenne la route en direction de la Hongrie. 

Photo avec Kanami

Vue sur le château de Bratislava surplombant le Danube

    Cette première étape du voyage à travers l’Europe centrale s’est achevée en Hongrie, un pays marqué par ses paysages ruraux et son atmosphère paisible. En traversant l’ouest du territoire, j’ai découvert une succession de petits villages, de grandes plaines et de routes peu fréquentées, comme un véritable sentiment d’espace et de sérénité.

Au fil du trajet, j'ai à nouveau fait des rencontres marquantes, partager des moments de convivialité et d'hospitalité, qui rappellent toute la richesse humaine du voyage en auto-stop.

Conducteur hongrois (très sympa)

 
Grange + bière pour la nuit = hospitalité hongroise
 
    Ces premiers jours de voyage m’ont véritablement conforté dans ce projet. Au fil des rencontres, des imprévus et des paysages traversés, j’ai trouvé une expérience humaine riche, faite de solidarité, de curiosité et d’ouverture.

Chaque geste d’hospitalité et chaque moment passé sur la route a renforcé mon envie de continuer et de découvrir la suite de ce parcours. 

Maintenant, direction les Balkans !

 

Tristan Dufourt

15/05/26